Attention, il n'est pas possible de proposer des campagnes dans tous les secteurs d'activité :
La règlementation en France
La publicité de certains produits est réglementée : c’est le cas notamment du tabac (y compris les cigarettes électroniques), de l’alcool et des produits de santé par exemple.
Plus particulièrement, la publicité et/ou les campagnes d’influence sont interdites pour les produits et services ci-dessous :
- Les produits du tabac et de vapotage
- Les actes, procédés, techniques et méthodes à visée esthétique pouvant présenter des risques pour la santé (exemples : épilation laser, lumière pulsée, suppression de tatouages, injection acide hyaluronique, greffe de cheveux, microneedling...)
- Les actes de chirurgie esthétique
- Les actes substituables à des prescriptions thérapeutiques
- Les produits et méthodes présentés comme substituables à des actes ou protocoles thérapeutiques (ex : méthodes miracles, automédication, ...)
- Abonnements à des conseils ou des pronostics sportifs
- Assets financiers
Bien que pas totalement interdite, la publicité pour d’autres produits et services est aussi très réglementée. C’est le cas notamment de l’alcool, des produits de santé, et des jeux et paris en ligne.
La règlementation pour l'alcool
La publicité sur l’alcool en France est encadrée par la loi Evin, ou loi n° 91-32 du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme. La publicité, dont la mise en place de campagnes d’influence, pour faire la promotion de l’alcool et/ou de marques d’alcool, est ainsi autorisée sous des conditions strictes.
Parmi ces conditions :
| Règlementation | Explications |
|---|---|
Affichages publicitaires |
Les affichages publicitaires sont autorisés sur internet uniquement si la publicité n'est pas intrusive ou interstitielle. Exemple : sur Instagram, TikTok ou Snapchat, une publicité insérée entre deux stories est considérée comme intrusive car elle perturbe le visionnage. |
Mention obligatoire du message sanitaire |
La mention sanitaire « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. » doit être lisible et visible sur chaque publicité. |
Incitation à l'alcool |
Toute incitation directe ou indirecte à la consommation est interdite. |
Publicité pour de l'alcool |
La publicité doit se limiter à des éléments informatifs et objectifs.
|
Type d'influenceurs |
Tous les influenceurs ne sont pas autorisés à promouvoir l’alcool. Les influenceurs « consommateurs » (lifestyle, mode, voyage, etc.) ne peuvent pas faire de publicité pour l’alcool. |
Contexte du contenu publié |
Il est interdit de représenter des situations festives ou d’associer l’alcool à des notions comme la séduction, le partage, la détente ou le glamour. |
Présence de mineurs |
Il est interdit de montrer ou faire entendre des mineurs. L’audience doit être composée d’au moins 70 % d’adultes. |
Brief influenceur
Les créateurs de contenu ne maîtrisent pas tous la Loi Évin et dans votre brief à destination des influenceurs, il est nécessaire de leur stipuler les lignes directrices des publications.
Tout d'abord, il est important de les informer sur les formats qu'ils peuvent réaliser et aussi sur ceux qu'ils n'ont pas le droit de créer (exemple : incitation à la consommation et format interstitiel), et sur les obligations qu’ils doivent eux aussi respecter (exemple : apposer la mention sanitaire).
En plus des exigences réglementaires issues de la loi Evin, les plateformes appliquent aussi leurs propres règles et peuvent ajouter leurs propres restrictions sur la promotion de certains produits sur leur plateforme.
La réglementation pour la santé
Dispositifs médicaux
La communication doit se limiter aux indications mentionnées dans la notice. Les mentions obligatoires doivent toujours apparaître dans le post : « Ceci est un dispositif médical », « Lire la notice », ainsi qu’un renvoi vers un professionnel de santé si nécessaire.
Exemples : pansements, lunettes, béquilles, culottes menstruelles, masques LED, dispositifs infrarouges.
Compléments alimentaires
Les compléments alimentaires sont soumis à une réglementation spécifique en matière de communication.
- Il est obligatoire d’indiquer clairement qu’il s’agit d’un complément alimentaire.
- Un complément alimentaire n’est pas un médicament : il ne peut pas guérir. Le discours doit rester mesuré, sans promesse excessive ou effet « miracle ».
- Leur commercialisation est encadrée par des règles strictes, notamment en publicité.
- Toute allégation de santé doit être validée au niveau européen et reprise strictement telle quelle. Il est interdit d’attribuer des vertus non prouvées.
- Le message « Manger, bouger » doit être ajouté pour les produits à ingérer.